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Gaza : La famine déclarée dans le rapport de l’IPC

  • Sany
  • 27 oct.
  • 3 min de lecture

La publication le 22 août dernier du rapport de l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC) est venue confirmer la situation de famine à Gaza : plus de 500 000 Gazaouis rencontrent des conditions qualifiées de catastrophiques correspondant à la privation alimentaire extrême, la malnutrition aiguë et les décès liés à l’inanition (Phase 5 de l’IPC).

De surcroît, le rapport émet des prédictions d’autant plus alarmantes avec l’expansion de la famine à Khan-Younis et Deir al-Balah, elle concerne donc plus du tiers de la population totale de la bande Gaza d’ici la fin du mois de septembre 2025.

 

Concrètement, le rapport révèle que 19% des enfants dans la bande de Gaza seraient en situation de malnutrition et que parmi eux, 23% souffrent de malnutrition aiguë sévère (MAS), soit sa forme la plus mortelle ; un chiffre ayant quasiment doublé en 6 mois. Particulièrement vulnérables, les femmes enceintes et allaitantes souffrent également de l’insuffisance alimentaire, l’absence d’aide nutritionnelle en quantité suffisante et la surcharge des 5 seules unités de soins néonatals intensifs fait courir un risque important aux mères et nourrissons : 1 enfant sur 5 naît prématurément ou avec une insuffisance pondérale dans la bande de Gaza.

Néanmoins, ce chiffre pourrait s’avérer plus important puisque le nombre d’enfants dépistés a diminué en août suite à la fermeture de 10 centres de traitement ambulatoire, en raison de la multiplication des ordres d’évacuation et l’intensification des offensives militaires israéliennes.


La pluralité des causes de l’aggravation de la situation nutritionnelle et sanitaire dans le territoire est proportionnelle aux conséquences de la guerre sur la vie de l’ensemble des gazaouis : blocus de l’aide humanitaire, destruction des infrastructures essentielles telles que les hôpitaux (11 partiellement opérationnels) cliniques nutritionnelles et cantines communautaires, économie fortement perturbée par la guerre (230% d’inflation), absence de livraison de nouveaux billets de shekel israélien, 80% de taux de chômage et 1,5% des terres agricoles exploitables selon la FAO début août.


L’engagement de l’UNICEF

Au global, entre le 19 mai et le 10 août, 5011 camions d’aide humanitaire de l’ONU et de ses partenaires sont parvenus à passer les points de Kerem Shalom et Zikim.

L’UNICEF a œuvré durant le mois d’août dernier à l’augmentation des stocks de fournitures nutritionnelles essentielles ainsi qu’à leur distribution dans 140 sites à travers l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, des stocks d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (RUTF) ont été acheminés dernièrement et en quantité suffisante, en apparence, à traiter l’ensemble des cas recensés de malnutrition sévère aiguë.

Malgré tout, ces stocks ne pallient qu’à l’urgence actuelle et ne sauraient suffire à prévoir l’aggravation de la situation telle qu’envisagée dans le rapport de l’IPC.

L’UNICEF souligne ainsi l’importance cruciale d’augmenter l’aide humanitaire, particulièrement en travaillant sur l’amélioration de son acheminement, sa distribution ainsi que son accessibilité. Pour ce faire, une entrée rapide et sans entrave, conformément au droit international, du personnel humanitaire est tout aussi essentielle. On décompte néanmoins 495 travailleurs humanitaires ayant tragiquement perdu la vie depuis le début du conflit le 7 octobre 2023.


Par conséquent, le rétablissement d’un cessez-le-feu est primordial afin d’assurer la protection des civils qui ne saurait être compromise par une énième escalade des violences.


À propos de la ressource

Rapport de l’IPC : Famine déclarée à Gaza

Fichiers de support

Le rapport de l’IPC : la famine déclarée dans la bande de Gaza

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